La LICRA est la plus ancienne association suisse vouée au combat contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Ses activités s'articulent autour de trois axes: prévenir le racisme, inciter les autorités publiques à combattre plus activement le racisme et l'antisémitisme en Suisse, et dernièrement, en poursuivant le négationnisme historique, qui remet en cause l'Holocauste et d'autres génocides.
La LICRA à été fondée en France en 1926 par le chroniqueur judiciaire, Bernard Lecache. De son temps, sa cause et sa lutte avaient réussit à lui valoir le vif soutien de nombreuses personnalités influentes, telles que Albert Einstein, et bien d'autres encore.
C'est en 1971, que la Suisse obtient sa propre LICRA, présidée actuellement par Monsieur Jean-Philippe Rapp a avec son siège à Lausanne est cinq sections : Genève, Vaud, Valais, Neuchâtel et Fribourg.
Son comité d'honneur sera également composé de membres d'une influence considérable, tels que Jean Piaget, Denis de Rougemont et Albert Cohen, pour ne citer que les plus connus.
Aujourd’hui le contexte de la Suisse, malgré la norme pénale contre la discrimination raciale (art. 261bis CP, art. 171 CPM) est caractérisé par trois points marquants : tout d’abord une montée de la droite populiste sur l’échiquier politique, ensuite une augmentation d’actes à caractère raciste et antisémite ; enfin, le rapporteur spécial onusien sur la racisme a récemment relevé que « la question du racisme en Suisse est aigüe », et du notamment au fait, qu’il existe « une absence de stratégie politique au plus haut niveau pour y faire face ».